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Plan de la rubrique :
CERAMIQUE D'ART / SCULPTURE EN TERRE
ART ET ARTISANAT D'ART EN LORRAINE
HISTOIRE DE L'ART
PEINTURE / DESSIN
ILLUSTRATION
SCULPTURE BRONZE ET PIERRE
CERAMIQUE D'ART / SCULPTURE EN TERRE
* Petite histoire de la céramique : http://ogabathuler.free.fr/Francais/Ceramiques/histoirecera.html
* Encyclopédie illustrée de la céramique : http://www.ceramique-et-faience.com/
* Le tour du monde de la céramique : http://www.ceramique.com
Une référence dans le domaine de la céramique (actualités, techniques, fournitures, petites annonces, annuaire, librairie, forum,…).
* Allain : http://www.allain.info/allain/index.html
Sculptures contemporaines en céramique Raku.
* L’art de l’azulejo au Portugal : http://cvc.instituto-camoes.pt/azulejos/fr/index.html
- « Les carrelages émaillés du Moyen Age et de la Renaissance, précédés de l’histoire des anciens pavages : mosaïque, labyrinthes, dalles incrustées », par Emile Amé, Paris, 1859 :
- « Les carrelages historiés du Moyen Age et de la Renaissance », par Henri Monceaux et Adolphe Guillon, Paris, 1887 (1ère partie : origines et fabrication) : http://bibnum.enc.sorbonne.fr/gsdl/collect/tap/archives/HASHb9ed.dir/0000005347858.pdf
- « Les carrelages historiés du Moyen Age et de la Renaissance », par Henri Monceaux et Adolphe Guillon, Paris, 1887 (2ème partie : classification par époque) : http://bibnum.enc.sorbonne.fr/gsdl/collect/tap/archives/HASH50ba/d4f38ff8.dir/0000005347919.pdf
* Jean Carriès (1855-1894) ou la passion du grès de Puisaye :
- http://www.grespuisaye.fr/ecolecarries.html
- http://www.latribunedelart.com/jean-carries-la-matiere-de-l-etrange-article00905.html
La Puisaye est un territoire situé aux confins des régions Centre et Bourgogne, connu pour son argile exploitée depuis longtemps par les céramistes potiers, matière première également très appréciée par les sculpteurs de terre. Dans le jargon des céramistes, l’argile en question correspond à un grès. Jean-Joseph Carriès (Lyon, 1855 - Paris, 1894), se passionna pour cette terre lorsqu’elle est émaillée, et créa sur place un atelier (Saint-Amand-en-Puisaye). L’artiste, influencé notamment par l’art japonais qu’il découvrit lors de la 3èmeExposition universelle de Paris (1878), connut bientôt un succès retentissant qui fit des émules et donna naissance à ce qu’on appelle l’« Ecole de Carriès » (1888-1914). Ce mouvement artistique regroupait des céramistes presque oubliés aujourd’hui, mais très talentueux, comme ses amis Georges Hoentschel et Paul Jeanneney (ce dernier collabora un temps avec Auguste Rodin, notamment pour les « Bourgeois de Calais » : http://www.insecula.com/oeuvre/photo_ME0000050870.html). Cependant Carriès sera victime de son succès, et malheureusement pour lui, un très ambitieux projet le conduira à sa perte : il s’agit d’une porte monumentale en grès émaillé, que l’on surnomme la « Porte de Parsifal » ou « Porte démoniaque », commandée en 1890 par la princesse de Scey-Montbéliard (alias Winnaretta Singer), destinée à fermer une pièce de son hôtel particulier, pièce renfermant le précieux manuscrit de Parsifal de Richard Wagner qu’elle venait d’acquérir (assemblage d’environ 700 plaques ornementales totalisant une masse estimée à plus de vingt tonnes). Confronté à d’insurmontables problèmes techniques, endetté par ce travail titanesque et atteint d’une grave maladie, Carriès meurt précocement sans avoir pu achever l’œuvre qui fut pour lui une réelle descente aux enfers (http://www.singer-polignac.org/historique-mainmenu/lh-mainmenu/16-la-qporte-monumentale).
Les musées du grès de Saint-Amand-en-Puisaye et de Prémery comprennent, en plus des pièces issues de la production potière traditionnelle locale, de remarquables collections de l’Ecole de Carriès. Le musée des Beaux-Arts de Paris détient, quant à lui, la majeure partie des œuvres de Carriès lui-même (legs de Georges Hoentschel, son continuateur), dont des fragments de la porte monumentale et des créatures fabuleuses caractéristiques de son art : grenouilles à oreilles de lapin, faunes, masques grotesques, etc.
* Gérard Bignolais (1937-2007) : http://www.bignolais.com/
Le corps humain vu par un célèbre sculpteur céramiste (grès mélangés et terres enfumées).
* Elisabeth Bonvalot : http://bonvalot.e-monsite.com/accueil.html
* Serge Boularot : http://www.sergeboularot.fr/scultpures/
Sculpteur céramiste.
* Viviane Breyer : http://viviane.breyer.free.fr/main.php?option=page1&lang=FR
Une artiste alsacienne et ses très intéressantes créations contemporaines.
* Séverine Cadier : http://www.artgraine.net/sculptures.php
Graines géantes et autres semences en terre cuite patinée, grès ou porcelaine.
*Karen Card : http://www.karencardart.com/
Bustes émaillés selon la technique du Raku.
* Beth Cavener Stitchter : http://www.followtheblackrabbit.com/index_main.htm
Sculpture animalière.
* Catherine Chaillou : http://www.catherinechaillou.com/galerie/
Sculptures animalières émaillées, en cuisson Raku. Des pièces originales et esthétiques parfois inspirées de Bernard Palissy.
* Tsang Cheung-Shing : http://www.moillusions.com/2008/05/coffe-kiss-illusion-by-tsang-cheung.html
Une œuvre fantastique en céramique émaillée du musée de Hong-Kong intitulée à juste titre « Yuanyang » (du nom d’une boisson chinoise mélangeant thé et café), en fait une interprétation du mariage et de l'amour…
* Jorge Colaço (1868-1942) :
- http://mnazulejo.imc-ip.pt/Data/Documents/Cursos/azulejaria_2009/az_hist_03.pdf
Document PDF sur quelques œuvres de ce grand peintre céramiste portugais.
- http://lusitanie.fr/2008/12/azulejos-du-pavillon-carlos-lopes-lisbonne/
Azulejos du pavillon Carlos Lopes à Lisbonne.
* Théodore Deck (1823-1891) : http://www.ville-guebwiller.fr/musee-deck/ceramique.html
Site du Musée Théodore Deck de Guebwiller (Alsace). Théodore Deck, célèbre céramiste, fut également administrateur de la Manufacture nationale de porcelaine de Sèvres (Ile-de-France). Le musée possède de cet artiste surnommé « le Bernard Palissy du XIXème siècle » ou encore « le magicien du feu », une remarquable collection de faïences (plus de 700 pièces) : plats, assiettes, vases, carreaux de céramique assemblés en fresques, statuettes et objets décoratifs divers. Deck forma un autre grand céramiste qui devint son associé pendant une dizaine d’années avant de s’installer lui-même à son compte en banlieue parisienne : Edmond Lachenal (1855-1930) (http://cecilet.free.fr/ceramique/lachenal%20et%20fils.htm).
* Une famille de céramistes florentins du début de la Renaissance. Les Della Robbia, génies de la terre cuite émaillée (terracotta invetriata) :
- Présentation de la famille Della Robbia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Della_Robbia
- Une belle banque d’images sur Flickr (il faut fermer la barre "OverBlog" pour afficher la galerie) :
http://www.flickr.com/groups/1196576@N22/
- Andrea della Robbia (galerie d’oeuvres) : http://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Andrea_della_Robbia
- Expo au Musée national Marc Chagall à Nice (29 juin 2002 - 11 novembre 2002) et au Musée national de la Céramique à Sèvres (10 décembre 2002 - 10 mars 2003) : http://www.rmn.fr/francais/les-musees-et-leurs-expositions/Musee-national-Marc-Chagall-Nice/Expositions,97/Les-Della-Robbia,449
* Desvres - Maison de la faïence : http://www.desvresmuseum.org/musee/index.php
* Léon Echlinger (1871-1942) : http://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9ramiques_Elchinger
Un céramiste alsacien, membre d’une lignée de potiers de Soufflenheim toujours en activité, influencé notamment par les Della Robbia, artistes florentins de l’aube de la Renaissance (voir plus haut). On lui doit en particulier la décoration de la façade de l’Ecole supérieure des arts décoratifs de Strasbourg, la Sainte-Cène du cimetière fortifié de l’Oelberg (Mont des Oliviers) de Soufflenheim, exécutée d'après l'œuvre peinte par Léonard de Vinci à Milan (http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/da/Soufflenheim_Sainte-C%C3%A8ne.jpg), ainsi que le superbe chemin de croix du Mont Sainte-Odile, un lieu chargé d’histoire (http://www.tailouana.org/alsace_photos_chemindecroix_ste_odile.html).
* Le monde carré de Benoît Faÿ : http://www.lemondecarre.com/
Benoît Faÿ est parvenu à constituer une exceptionnelle collection de carreaux décoratifs en céramique, émaillés ou non, représentant sept siècles d’histoire de ce matériau !… Avec, à la clé, la publication d’un catalogue de référence.
* Fanny Ferré : http://atelier-artiste.pagesperso-orange.fr/fanny-ferre/
* Brendan Hesmondhalgh : http://www.sculpturelounge.com/index.htm
Sculpture animalière.
* Anna Keiller : http://annakeiller.com/
Sculpteur céramiste.
* Cindy Labrecque : http://www.cindylabrecque.com/
A travers sont site web, Cindy Labrecque (une connaissance du Québec, diplômée de l'Université de Laval), dévoile une partie de sa recherche artistique, pluridisciplinaire, à la frontière entre métiers d'art et arts visuels : une démarche cohérente et passionnante pour laquelle elle a déjà été primée à plusieurs reprises. Cindy Labrecque est également membre de l'Association des Céramistes de Québec (http://www.ceramistes.qc.ca/).
* Jo Lee : http://www.jolee.uk.com/
Etonnantes céramiques émaillées contemporaines.
* Bernard Palissy (v. 1510-1590) (document PDF) : http://www.sevresciteceramique.fr/documents/scc___a_propos_de_bernard_palissy_pdf=doc95.pdf
* Sèvres - Cité de la céramique : http://www.sevresciteceramique.fr/site.php
* Sèvres - Collections de céramiques contemporaines françaises du musée national de la céramique (catalogue 1955-2005) : http://www.ceramiques-contemporaines-sevres.fr/accueil/index.php
ART ET ARTISANAT D'ART EN LORRAINE
* Lorraine, Terre des Métiers d’Art : http://www.metiersdart-lorraine.org/
Le site de référence incontournable du Conseil Régional de la Lorraine présentant l'ensemble des métiers d'art et des artisans d'art de la Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle et Vosges
(ateliers, musées, expositions, formations). La Lorraine est la première région française des métiers d' art.
* Al Terre Native : http://www.alterrenative.net/
Centre lorrain de formation professionnelle aux arts de la céramique et atelier poterie loisirs tout public, créé par Céline Laurent (http://www.celinelaurent.fr/index.php).
* Jules Bastien-Lepage (1848-1884) :
- http://www.latribunedelart.com/spip.php?page=article&id_article=921
- http://www.montmedy.fr/citadelle/visites/musee-jules-bastien-lepage.php (Musée Jules Bastien-Lepage à la citadelle de Montmédy).
Elève d’Alexandre Cabanel et ami d’Emile Zola, Jules Bastien-Lepage est un peintre naturaliste originaire de la Meuse, disparu trop jeune, mais dont les œuvres sont réparties dans les plus grands musées internationaux. Ces toiles sont très précieuses pour l’ethnologie lorraine (vie paysanne en particulier). A découvrir, l’ouvrage illustré suivant : « Bastien-Lepage », par Jacques Thuillier, Editions Serge Domini, 2005.
* Jacques Callot (1592-1635) :
- http://oeuvreclt.free.fr/ (catalogue en ligne).
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Callot (une biographie sur Wikipédia).
L’œuvre très prolifique de cet illustre graveur lorrain, élève à Nancy de Jacques Bellange et Claude Deruet. Il fut en particulier le témoin de la fin de l’indépendance du duché de Lorraine, envahi par les troupes françaises du cardinal de Richelieu lors de la terrible guerre de Trente Ans : un conflit désastreux aux dimensions européennes, avec son cortège de calamités (exactions en tout genre, épidémies de peste, famines et désertions de villages). Callot nous a laissé de cette sombre période une de ses plus précieuses séries de gravures, « Les Misères et les Malheurs de la guerre », constituée de 18 eaux-fortes : Frontispice (soldats), L’enrôlement des troupes, La bataille, La maraude, Le pillage d’une grande ferme (viol et meurtre de ses occupants), Dévastation d’un monastère, Mise à sac et incendie d’un village, Vol sur les grandes routes (attaque d’une diligence), Découverte des malfaiteurs, L’estrapade (supplice), La pendaison (arbre servant de gibet collectif), L’arquebusade (exécution), Le bûcher, La roue (supplice), L’hôpital (avec ses nombreux malades et mutilés), Les mendiants et les mourants, La revanche des paysans (villageois armés de fléaux tuant des soldats pris en embuscade), Distribution des récompenses (soldats gratifiés pour leur zèle). Les 18 gravures figurent à la fin de cet essai en anglais, « Images of Violence » : http://ameliaishmael.com/read/essays/Callot.pdf
Quelques illustrations ici également :
http://www.wittert.ulg.ac.be/fr/flori/opera/callot/callot_miseres.html
* Centre International d'Art Verrier (CIAV) / Village du verre de Meisenthal :
- http://www.ciav-meisenthal.fr/ (site du CIAV)
- http://popala.free.fr/histoire.html (site du village du verre de Meisenthal et de son musée)
- http://www.tvcristal.net/video.php?id=a6jhFjbi9t (vidéo-reportage)
La magie du verre et notamment des boules de Noël de Meisenthal, village situé dans le massif des Vosges du Nord, aux confins de la Lorraine et de l’Alsace, dans une contrée où la tradition verrière s’ancre dans le Moyen Age…
Il convient de préciser que le sapin de Noël est une vieille coutume alsacienne. Il est fait allusion à celui-ci pour la première fois dans un livre de comptes de la ville de Sélestat en date du 21 décembre 1521 ; mais il s’agit alors simplement du prélèvement de branches (« meyen ») destinées à décorer les maisons. Puis, en 1605, l’arbre dans son entier est cité de façon explicite dans le récit d’un voyageur de passage à Strasbourg : dans l’état actuel des sources, il s’agit de la première mention connue d’un sapin de Noël. Il réapparaît ensuite dans les archives de Turckheim en 1611. A l’époque décoré de pommes rouges, roses en papier multicolore, sucreries et hosties non consacrées, il représentait l’Arbre d’Eden (ou, si l’on préfère, l’Arbre du Paradis).
En 1858, dans le village de Goetzenbruck, proche de Meisenthal, un verrier eut l’idée de créer des boules en verre soufflé pour remplacer les pommes : les premières boules de Noël étaient nées et ont obtenues depuis le succès universel que l’on connaît…
Actuellement, la tradition se perpétue sur place grâce au Centre International d'Art Verrier, fondé à Meisenthal en 1992, structure qui a permis, entre autres, la reprise de la production ancestrale des boules de Noël, arrêtée à la verrerie de Goetzenbruck en 1969. A présent, deux grandes collections se partagent les devants de la scène : une se plaçant dans la lignée traditionnelle, et une autre franchement contemporaine.
Quant à l’ancienne verrerie de Meisenthal (1711-1969), elle garde surtout le souvenir de l’un des plus prestigieux maître de l’Art nouveau : Emile Gallé (Nancy, 1846 - Nancy, 1904), président-fondateur de l’Ecole de Nancy. La collaboration entre l’entreprise et l’illustre artiste dura une trentaine d’années, de 1867 à 1894 au moins, date à laquelle Gallé disposa de sa propre cristallerie à Nancy (une étude sur cet artiste et sa présence à Meisenthal : http://www.academie-stanislas.org/Galle/13-Fleck.pdf).
* Centre Européen de Recherches et de Formation aux Arts Verriers de Vannes-le-Châtel (CERFAV) : http://www.idverre.net/pole/index.php
Portail de communication sur le verre et le cristal.
* Claude Michel dit « Clodion » (1738-1814) :
- http://www.insecula.com/contact/A000036.html
Centre artistique important, la cour de Lorraine au XVIIIème siècle est le berceau de plusieurs générations de sculpteurs, dont la famille Michel. Rappelons que la Lorraine était jadis un Etat indépendant (duché) entre Royaume de France et Saint-Empire romain germanique, et qu’elle ne fut définitivement rattachée à la France qu’au décès du duc Stanislas Leszczynski (également roi de Pologne), en 1766. Claude Michel dit « Clodion », né à Nancy en 1738, mort à Paris en 1814, eut donc la double nationalité sans la demander ! C’est un des plus grands sculpteurs/modeleurs de son temps, connu à travers toute l’Europe pour ses superbes terres cuites (souvent en bas et haut-relief) représentant notamment des bacchanales d'enfants et des groupes mythologiques de danseuses, nymphes et baigneuses. Il oeuvra aussi dans l’art monumental, en relation avec les meilleurs architectes. Un colloque lui a été consacré au musée du Louvre en 1992, « Clodion et la sculpture française de la fin du XVIIIème siècle » ; les actes sont parus l’année suivante : http://editions.louvre.fr/en/titles/scientific-publications/artists/clodion-et-la-sculpture-francaise-de-la-fin-du-xviiie-siecle.html
* Paul-Louis Cyfflé (1724-1806) (document PDF) : http://www.sarreguemines-museum.com/animation/cyffle.pdf
Paul-Louis Cyfflé (Bruges, 1724 - Ixelles-les-Bruxelles, 1806) est un sculpteur belge qui exerça ses talents auprès de la cour ducale de Lorraine (Lunéville et Nancy), lieu où il fut, dans un premier temps, l’assistant de Barthélemy Guibal (Nîmes, 1699 - Lunéville, 1757), lui-même sculpteur et architecte ordinaire du duc Stanislas Leszczynski. En 1765, Paul-Louis Cyfflé inaugura sa propre faïencerie à Lunéville, la permission définitive ne lui étant octroyée que trois ans plus tard par le roi de France Louis XV, du fait du statut de protection dont jouissait alors la Manufacture royale de Sèvres, en Ile-de-France (cette dernière avait une situation de monopole quasi-exclusif). Modeleur remarquable, Cyfflé et ses employés produisirent des objets de grande qualité : vaisselle de table bien sûr, mais également et surtout, petites statuettes en biscuit de faïence fine (« terre à pipe »), blanches et d’un raffinement exquis, véritables chefs-d’œuvres du XVIIIe siècle à la thématique multiple et variée (métiers, mythologie, romantisme, politique, vie intellectuelle,…). Mais hélas, après la mort du duc Stanislas (1766), le manque de commandes se fit cruellement ressentir, à tel point que l’artiste et industriel belge dû se résoudre à vendre ses moules (à la faïencerie de Niderviller notamment), et au final à liquider son entreprise puis à s’en retourner vivre dans son pays natal (1777). De là, il tentera bien difficilement la poursuite de ses affaires jusqu’au moment de la Révolution française dont les évènements y mirent un terme définitivement…
- Exposition Cyfflé à l’Hôtel de ville de Baccarat (Meurthe-et-Moselle) ; plus de 200 statuettes du sculpteur : http://culturebox.france3.fr/all/20281/paul-louis-cyffle-orfevre-de-l_argile-a-l_honneur-a-baccarat#/all/20281/paul-louis-cyffle-orfevre-de-l_argile-a-l_honneur-a-baccarat
- Publication : http://assocfaience54.free.fr/Nos_editions/nos%20edition%20saint%20clement%20luneville.html
* Ecole de Nancy : http://www.ecole-de-nancy.com/web/
Tout sur ce mouvement artistique lorrain, tête de file de l'Art nouveau en France vers 1900, dans les domaines aussi variés que la verrerie, l’ébénisterie, la ferronnerie, le vitrail, la céramique, le cuir, le textile, l’architecture, la statuaire, etc.
* Louis Français (1814-1897) : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois-Louis_Fran%C3%A7ais
Peintre paysagiste et illustrateur romantique né à Plombières-lès-Bains (Vosges), Français fut l’un des premiers artistes de l’Ecole de Barbizon (http://museefabre.montpellier-agglo.com/pdf.php/?filePath=var/storage/original/application/3ca871c028efd7f3d3f4e07648980246).
« Louis Français, paysagiste de premier mérite, analogue à Corot , mais moins naïf… Un paysagiste des plus distingués ; il sait étudier la nature et y mêler un parfum romantique de bon aloi » : Charles Baudelaire résume bien le style de l’artiste dans ce billet publié dans les « Ecrits sur l’Art » de 1845-1846. Reste à préciser qu’il fut un illustrateur très prisé, également un fin aquarelliste et portraitiste, et qu’il travailla même à la décoration de quelques plats en céramique, décoration confiée par son ami alsacien Théodore Deck, célèbre céramiste alors directeur de la manufacture royale de Sèvres en Ile-de-France (voir ce nom). A lire, l'ouvrage illustré de Roland Conilleau, « Louis Français, peintre de la nature, 1814-1897 », Editions Pierron, 1997, 136 pp.
* Emile Friant (1863-1923) : http://www.ecole-de-nancy.com/web/index.php?page=emile-friant
Un des grands peintres naturalistes français, natif de Moselle. Il réalisa essentiellement des portraits et des scènes de la vie quotidienne d’un grand réalisme. Sa contribution aux arts décoratifs en fait un artiste traditionnellement attaché au mouvement Art nouveau de l’Ecole de Nancy. A découvrir, le très bel ouvrage suivant : « Friant », par Henri Claude, Editions Serge Domini, 2005, 184 pp. (préfacé par l’écrivain nancéien Philippe Claudel, par ailleurs césarisé en 2009 pour son premier film en tant que réalisateur).
* Festival des Imaginales : http://www.imaginales.fr/
Chaque année, à la fin du mois de mai, plus d’une centaine d’écrivains et d'illustrateurs venus du
monde entier participent aux Imaginales, le festival des mondes imaginaires organisé par la ville d’Epinal (fantasy, contes et légendes, fantastique, roman historique,
thriller,…). Pour 4 jours, la plus grande librairie de l’imaginaire de France.
* Festival International de Sculpture Camille Claudel de La Bresse : http://www.labresse.fr/fr/festival.php
La Bresse (Vosges), berceau de la famille Claudel, et son festival de sculpture en hommage à l’artiste (voir aussi Camille Claudel dans la liste des sculpteurs).
* Emile Gallé (1846-1904) : http://www.academie-stanislas.uhp-nancy.fr/Galle/Sommaire.htm
Actes du colloque en hommage à l’un des plus grands maîtres de l’Art nouveau, président-fondateur de l’Ecole de Nancy (série d’articles en PDF).
* Vincent Ganaye : http://www.ecranpanoramique.com/panoramiques.html
Le massif des Vosges et ses environs comme vous ne les avez jamais vus... Sensationnel et poétique. Mon photographe préféré avec Vincent Munier (http://www.vincentmunier.com/) et Fabrice Cahez(http://www.fabricecahez.com/home.asp), autres vosgiens dont la réputation a largement dépassé nos frontières.
* « Gravissime - Cinq siècles d'image gravée dans les livres lorrains » :
http://bm.mairie-metz.fr/sitebm/commun/patrimoine/gravissime/introduction.htm
Une exposition très fouillée de la Bibliothèque-Médiathèque de Metz sur la gravure et ses techniques, de la xylographie à la lithographie, en passant par l’eau-forte. Avec de nombreuses illustrations, un important lexique et la biographie de 30 célèbres graveurs lorrains (Jacques Callot, Israël Silvestre, Claude Gelée, J.J. Granville, Jean Lurçat,...).
* Claude Gelée dit « Claude Lorrain » (1600-1682) :
- Deux galeries d’images parmi d’autres sur le net :
http://www.wga.hu/frames-e.html?/html/c/claude/index.html
http://www.insecula.com/contact/A000135.html
- Catalogue des estampes gravées de Claude Gelée dit "Le Lorrain", par A.P.F. Robert-Dumesnil, Edouard Meaume et Georges Duplessis, 1870 (ouvrage PDF) : http://books.google.fr/books?id=x4EOAAAAQAAJ&printsec=frontcover&dq=Catalogue+des+estampes+grav%C3%A9es+par+Claude+Gell%C3%A9e&source=bl&ots=D5N1mb4U57&sig=3X2jNjoWi2jqnAChjZ_lkxtb5Dk&hl=fr&ei=EW-bTZ61MMiN5Abty-nhBg&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=3&ved=0CCwQ6AEwAg#v=onepage&q&f=false
Claude Gelée était un peintre paysagiste classique, reconnu comme un grand artiste dès son époque. Orphelin, il part très tôt pour Rome (vers l’âge de 13 ans), où il sera le domestique puis l’élève du peintre Agostino Tassi (1580-1644). Il demeurera dans cette ville la majeure partie de son existence. De là, il effectuera deux principaux voyages d’études : un séjour à Naples tout d’abord, où il restera deux ans, puis à Nancy, proche de sa terre natale, où il sera l’assistant de Claude Deruet pendant une année.
Au cours de sa carrière, il travailla surtout pour les dignitaires romains (papes, prince et cardinaux) ainsi que la noblesse étrangère.
La composition de ses tableaux est souvent monumentale (dans tous les sens du terme), profonde également, à l’atmosphère recherchée et à la lumière parfaitement maîtrisée : ses toiles représentent le plus souvent des paysages italiens et des scènes mythologiques, ou tirée de l’Ancien Testament. Le Musée départemental d’Art Ancien et Contemporain d’Epinal possède dans ses collections « L’embarquement de sainte Paule à Ostie » (http://www.ac-nancy-metz.fr/DAAC/daac09/domaines_cult/epinal09/artistes/Claude%20GELLEE.pdf).
On connaît également de Claude Lorrain un certain nombre de gravures et surtout plus de 1 200 dessins à la pierre noire, plume et lavis, tous très travaillés, faisant de cet artiste l'un des plus grands dessinateurs de tous les temps.
Sa maison natale existe toujours et se visite au village de Chamagne, près de Charmes, dans la plaine vosgienne.
* Les Grès Flammés de Rambervillers / Musée de la Terre de Rambervillers :
- http://www.museedelaterre.com/join.html
- http://www.ville-rambervillers.fr/gr%C3%A8s-flamm%C3%A9s
L’aventure de cette céramique particulière et de son inventeur, Alphonse Cytère (Tauves, 1861- Rambervillers, 1941), ingénieur et directeur de la Société Anonyme des Produits Céramiques de Rambervillers (S.A.P.C.R.) dont l'activité principale était la fabrication de tuyaux d'écoulement souterrains en grès vernissé (société qui a définitivement fermée ses portes en 1972).
Alphonse Cytère est à l’origine de la découverte, vers 1900, d’une technique permettant d’obtenir un superbe émail aux reflets métalliques bleu-vert. Il aménagea alors au sein de la S.A.P.C.R. un atelier d’art qui édita en grès - les fameux « grès flammés » - des modèles créés en lien avec des membres de l’Ecole de Nancy et d’autres artistes (Ernest Bussière, Charles Catteau, Pierre Claudin, Alfred Finot, Jacques Grüber, René Jeandelle, Louis Majorelle, Eugène Vallin, Charles Virion,…). Les objets décoratifs produits en série dans l’esprit Art nouveau étaient vendus dans les magasins d’un certain nombre de villes françaises et étrangères (vases, statuettes, pièces d’architecture).
Actuellement, l’atelier de céramique dirigé par Marcel Ferry et Julie Bernaudin perpétue la tradition, à partir d’une matière première extraite manuellement dans une carrière de Rambervillers (un aperçu de l’atelier ici : http://journalpascal.centerblog.net/rub-Rambervillers-gres-flammes.html).
Signalons enfin que l’on exploite toujours dans ce secteur des Vosges, de façon industrielle, une argile dont on se servait autrefois pour la fabrication de tuiles et de briques, mais également de tuyaux en grès, et qu’il existe encore une importante fabrique de poterie horticole au village de Jeanménil.
* Imagerie d’Epinal : http://www.imagerie-epinal.com/index.php?p=index&area=1
Images d'hier, images d'aujourd'hui... Le site de l'Imagerie d'Epinal (Vosges), haut lieu de l'imagerie populaire française.
* Georges de La Tour (1593-1652) :
- http://www.ac-nancy-metz.fr/pres-etab/GTour57/Peintre/index.htm
- http://www.bergerfoundation.ch/LaTour/plan.htm
- http://www.artrenewal.org/pages/artist.php?artistid=927&page=1
Le plus grand peintre lorrain du XVIIe siècle, maître incontesté du clair-obscur, né à Vic-sur-Seille, à l’époque bailliage de Metz (actuellement département de la Moselle). A visiter également, le musée départemental dédié à ce peintre exceptionnel : http://www.moselle-tourisme.com/decouverte-de-la-moselle/histoire-rayonnante/resultats-detail.asp?clause=2000131000019&idOffre=854000261
* Isabelle Nuncq : http://www.isabellenuncq.com/profil.html
L'atelier de poupées d'Isabelle Nuncq, qu’il m’arrive de côtoyer lors d'expositions et manifestations diverses : des créations merveilleuses réalisées de pied en cap par une artiste aux doigts de fée.
* Origines luminaires : http://www.origine-luminaire.com/presentation.htm
Le site de Gérard Grandidier, un ami artisan d'art et ses très originales « lampes-filigranes » et autres lithophanies. Gérard Grandidier a été initié très tôt à la gravure par son père, filigraneur pour le compte de l'industrie papetière...
HISTOIRE DE L'ART
* La Tribune de l’Art : http://www.latribunedelart.com/spip.php
Toute l’actualité de l’histoire de l’art occidental.
* The Art Renewal Center's International : http://www.artrenewal.org/pages/search.php
* Web Gallery of Art : http://www.wga.hu/index1.html
* Artcyclopedia : http://www.artcyclopedia.com/
Une trilogie de références sur les maîtres de la peinture traditionnelle et de la sculpture. Les biographies associées aux galeries photos que l’on y trouve, pour la plupart des personnages (avec provenance et dimensions des œuvres), constituent de remarquables musées virtuels. Moteurs de recherche et répertoires alphabétiques par thème ou nom d’auteur permettent de s’y retrouver facilement dans ces importants corpus, riches de dizaines de milliers d’œuvres photographiées pour la plupart en haute résolution.
* Aparences - Les primitifs flamands : http://www.aparences.net/flamands/flamands1.html
Ce site offre, entre autres, un chapitre très concis et savamment illustré sur les primitifs flamands : de Jan van Eyck à Hugo van der Goes, en passant par Hans Memling, Rogier van der Weyden, Robert Campin, Dirk Bouts, Petrus Christus, Juste de Gand,… Rappelons très brièvement que cette « école » d’artistes de la fin du Moyen Age (XVe siècle) est à l’origine du perfectionnement, de la généralisation et, dans une certaine mesure, de la diffusion de la peinture à l'huile en Europe (surtout septentrionale), technique qui supplantera celle de la tempera (comprenant en particulier la fameuse « peinture à l'œuf »). Les villes flamandes comme Anvers, Bruges, Bruxelles, Gand, Louvain ou Tournai connaissent à l’époque une intense activité artistique liée à la prospérité économique du duché de Bourgogne, alors grande puissance européenne ayant annexé une majeure partie des Flandres. La virtuosité de la plupart de ces peintres, et en premier lieu de Jan van Eyck, assura un renom durable à l’école flamande pendant tout le XVe siècle et au delà, puisque certains écrits de la Renaissance vont jusqu’à attribuer à van Eyck la paternité de la peinture à l’huile ; en réalité, ce médium était connu antérieurement…
* Jean Fouquet (1420 - v. 1479) : http://expositions.bnf.fr/fouquet/index.htm
Une très belle exposition sur Jean Fouquet, le plus grand peintre français du XVe siècle, en activité sous les rois Charles VII (qui, rappelons-le, accéda au trône grâce à l’intervention miraculeuse de Jeanne d’Arc), puis Louis XI. Pour établir un parallèle avec le site précédant, son remarquable portrait de Charles VII, en particulier, montre dans sa conception une nette influence flamande. De même, l’inspiration italienne - il effectua un voyage en Italie vers le milieu du siècle - ainsi que du gothique français se ressentent dans l’ensemble de son œuvre. Fouquet et les artisans de son atelier sont également à l’origine d’un certain nombre d’enluminures de manuscrits (surtout des livres d’heures).
* Rembrandt (1606-1669) : http://expositions.bnf.fr/rembrandt/index.htm
Une autre belle expo sur cet important peintre et graveur de l’Ecole hollandaise du XVIIe siècle.
* L’estampe japonaise : http://expositions.bnf.fr/japonaises/index.htm
* Miniatures et peintures indiennes : http://expositions.bnf.fr/inde/index.htm
* Livres d’enfants, d’hier et d’aujourd’hui : http://expositions.bnf.fr/livres-enfants/index.htm
PEINTURE / DESSIN

Originaire de Lorraine et papetier de formation, je découvre, lors d'une première expérience professionnelle, la technique du filigrane dans l'un des derniers et plus ancien atelier de filigranage français, à Docelles (88). Je collabore ainsi à la réalisation de filigranes pour de célèbres papiers spéciaux, notamment fiduciaires. Fort de cette expérience dans le monde de l'artisanat d'art, je poursuis dans la voie de la création, à l'occasion d'une reconversion, et en me formant en entreprise aux techniques de décoration sur céramique. Autodidacte, mettant en avant ma sensibilité artistique et ma volonté de créer, je décide en 2006 de voler de mes propres ailes en ouvrant mon atelier à Archettes, au coeur des Vosges, à deux pas d'Epinal, la Cité des Images. Site web : www.artdecoceram.com